Pour se prémunir des difficultés, l’entrepreneur se doit de piloter avec vigilance son projet : tenue de tableaux de bord de suivi (indicateurs d’exploitation, indicateurs financiers), renseignements sur la santé financière de ses clients, suivi de trésorerie…
Quelques indicateurs clés à suivre de près :
Quelques signes annonciateurs :
Apprendre à gérer les difficultés…
Lorsque pointent les difficultés au sein de l’entreprise, il est alors nécessaire de s’organiser et de s’outiller pour réagir au plus vite et dans les meilleures conditions. Des décisions doivent être prises, leur impact sera déterminant :
Des outils existent, par exemple, l’autodiagnostic en ligne proposé par le CIP (Centre d’Information sur la Prévention des difficultés des entreprises).
Avocats, experts-comptables, conseillers économiques (cellules de crise à la CCI ou à la CMA) sauront vous écouter et vous accompagner.
Suivi quotidien de la trésorerie, des règlements clients, des approvisionnements...
Sortir des difficultés…
Lorsque les difficultés s’avèrent dépasser les estimations faites, il faut dès lors définir la procédure la plus adaptée. Il s’agit d’un acte de gestion majeur.
Selon que l’état de cessation de paiement ait été déclaré ou non, plusieurs possibilités sont à envisager : procédures amiables (confidentielles) ou procédures collectives (faisant l’objet d’une publicité) et entre deux, la procédure de sauvegarde, apparue en Juillet 2005.

Zoom sur la procédure de sauvegarde
« La procédure de Sauvegarde est réservée aux débiteurs qui ne sont pas en état de cessation des paiements mais qui rencontrent des difficultés qu’ils ne peuvent surmonter et qui sont de nature à les conduire à la cessation de leurs paiements ».
Article L620-1 et suivants du Code de Commerce
Concrètement, la procédure de sauvegarde est une procédure préventive qui offre au dirigeant la possibilité de se mettre sous la protection du Président du Tribunal de Commerce en vue de poursuivre son activité économique parallèlement à la réalisation d’un « plan de sauvegarde ».
Cette procédure implique directement les créanciers de l’entreprise. Ceux-ci seront alors réunis en 2 comités : l’un qui regroupe les principaux fournisseurs, l’autre qui regroupe les établissements de crédit. Ils participeront à l’élaboration du plan de sauvegarde qui prévoit notamment l’apurement du passif de l’entreprise.
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